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un soutien à l'adoption

Ethnopsychiatrie

L’ethnopsychiatrie est une discipline récente : le psychiatre y prend en compte l’origine ethnique, donc les particularités culturelles, du patient.

Créé en 1993, le centre universitaire Georges Devereux www.ethnopsychiatrie.net est un centre d’ethnopsychiatrie dispensant des soins psychologiques aux migrants et à leurs enfants, ainsi qu’aux populations présentant des troubles étroitement corrélés à leur univers.
Les thérapies familiales mises en place pour les migrants, sont menées par des psychologues cliniciens, des médecins, des anthropologues, et quelques fois des juristes, aidés d’un médiateur maîtrisant parfaitement la langue parlée par les patients, ainsi que les manières de penser et de faire ayant cours dans leurs univers culturels.
La spécificité de ce traitement ethnopsychiatrique est de prendre en considération les explications populaires des désordres, et d’utiliser les ressources thérapeutiques existant dans les mondes dont sont issus nos patients migrants (Afrique de l’Ouest, du Nord et du Centre, Antilles francophone, Asie, Europe de l’Est…).

Forte de cette expérience, et surtout dotée d’une parfaite connaissance des systèmes de parentés patrilinéaires, matrilinéaires et matrifocaux, ainsi que des modes d’éducation des enfants, une équipe de thérapeutes, dirigée par Viviane ROMANA, psychologue clinicienne diplômée d’un doctorat en psychologie clinique et psychopathologie de l’université Paris 8 à Saint-Denis, anime une consultation en faveur des familles ayant adopté un enfant à l’étranger des consultations gratuites.

Contacter :
Sandrine DEKENS au 01 43 72 47 12, ou le secrétariat du centre Georges Devereux au 01 49 40 68 51.
Vous pouvez également adresser un courrier au Centre Georges Devereux, Université Paris 8 - 2 rue de la Liberté - 93 526 Saint-Denis Cedex.
Courrier électronique : sandrine.dekens1@libertysurf.fr

Laissons ici la parole à Sandrine Dekens :

«Au sujet des adolescents et de la nécessité qu'ils soient en demande pour que la psychothérapie "fonctionne" : c'est toujours mieux, mais il arrive que la situation ne permette pas d'attendre qu'ils soient consentants. Nous recevons souvent des jeunes ados envoyés par ordonnance judiciaire, des jeunes dans des situations très graves ou présentant des souffrances psychiques avancées...
Nous voyons dans ce contexte des enfants adoptés s'étant retrouvés devant le juge après des actes délictueux (parfois graves : comme des violences physiques sur leurs parents), et qui sont contraints à voir des psy.
Ce ne sont effectivement pas les conditions idéales pour travailler, mais les théories de l'ethnopsychiatrie ne présupposent pas qu'il y ait une démarche personnelle et individuelle, nous pouvons très bien travailler à partir de la demande des parents, des travailleurs sociaux ou du juge.
Aussi est-ce pour vous dire qu'il n'y a pas trop à se poser la question : si votre ado va mal et que vous pensez qu'il doit voir un psy, n'attendez pas le désastre, emmenez-le, même s'il n'est pas débordant d'enthousiasme.»

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